Posted 2010/3/15

Sri Lanka: les défenseurs des droits humains M. J.C. Weliamuna et Dr Paikiasothy Saravanamuttu risquent d'être arrêtés

Le défenseur des droits humains M. J.C. Weliamuna, Président de Transparency International au Sri Lanka (TISL), risque d'être prochainement arrêté sur de fausses accusations.

Informations Complémentaires

J.C. Weliamuna et Dr Paikiasothy Saravanamuttu, directeur exécutif du Centre for Policy Alternative -CPA (centre pour des alternatives politiques), auraient aussi été inscrits sur une liste établie par les services de renseignements de l'Etat, avec plusieurs autres défenseurs des droits humains et journalistes.

J.C. Weliamuna et Dr Paikiasothy Saravanamuttu, directeur exécutif du Centre for Policy Alternative -CPA (centre pour des alternatives politiques), auraient aussi été inscrits sur une liste établie par les services de renseignements de l'Etat, avec plusieurs autres défenseurs des droits humains et journalistes.

Bien que l'existence de cette liste ne soit pas confirmée et que le but d'une telle liste ne soit pas déterminé, nous sommes préoccupés pour les personnes dont les noms figurent sur cette liste car, nombre d'entre eux ont déjà été victimes de violences physiques, menaces de mort et de campagnes de diffamation.

Depuis plusieurs semaines, certains médias publient de fausses informations, sur ordres présumés du gouvernement, au sujet de TISL et de mauvais usage de fonds. De plus, ils accuse J.C. Weliamuna d'être un « voleur engagé dans l'une des plus sinistres opérations de blanchiment d'argent, collectant des millions de dollars provenant de services de renseignements étrangers, à travers leurs organismes d' « aide » et organisations non-gouvernementales internationales, au titre du combat contre la corruption ».

Par ailleurs, les chaines de télévision gouvernementales ont diffusé des reportages accusant les organisations non gouvernementales nationales et internationales de tenter de déstabiliser le pays et annonçant que le pays allait mener une campagne contre ces organisations.

Un récent rapport gouvernemental insinue aussi que J.C. Weliamuna est responsable d'une attaque à la grenade contre sa propre maison le 27 septembre 2008, dans le but de faire parler de lui. L'attaque à la grenade, lors de laquelle personne n'avait été blessé, avait soulevé l'indignation du public à ce moment là. Cependant, aucune enquête sérieuse n'a été ouverte concernant cet incident.

Le 3 mars 2010, un rapport de Lanka News Web a révélé que les services de renseignements de l'Etat ont établit une liste de 35 personnes, qui soutiendraient l'opposition. J.C. Weliamuna et Dr Paikiasothy Saravanamuttu auraient été placés en haut de cette liste. D'autres membres du CPA figurent aussi sur cette liste.

Les personnes qui figurent sur la liste seraient classées selon leur travail et en fonction d'un système de points dont nous savons peu de choses. Les personnes en haut de la liste auraient le plus grand nombre de points. Selon Lanka News Web, la liste comprend une brève description de chaque individu.

Front Line pense que le risque d'arrestation que courre J.C. Weliamuna, ainsi que la campagne de diffamation dans les médias contre le TISL, peut être une tentative afin d'ôter toute légitimité au travail de l'organisation en faveur des droits humains au Sri Lanka, et notamment son combat contre la corruption dans le pays. Front Line est inquiète pour la sécurité de J.C. Weliamuna et Dr Paikiasothy Saravanamuttu, ainsi que pour celle des défenseurs des droits humains qui seraient inscrits sur la liste des services de renseignements de l'Etat.

Une mise à jour est nécessaire pour cette action. Avant de poursuivre cette action, contactez info@frontlinedefenders.org pour plus d'informations